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Secteur prioritaire — Loi 22-18

Investir dans l'industrie en Algérie

Pétrochimie de spécialité, aluminium, pharmaceutique, matériaux, mécanique : la politique de substitution aux importations et la montée en gamme sur les chaînes de valeur créent un alignement industriel unique en Méditerranée. Swiss Green Invest SA accompagne les capitaux suisses sur les projets structurants.

La nouvelle ambition industrielle algérienne

De l'export d'hydrocarbures à la valeur ajoutée locale

L'industrie est inscrite parmi les six filières prioritaires de la Loi 22-18 — avec un focus explicite sur la pétrochimie, l'agroalimentaire et le pharmaceutique. La politique de substitution aux importations vise à réduire la facture énergétique et alimentaire en devises, tandis que la montée en gamme cherche à insérer l'Algérie dans les chaînes de valeur méditerranéennes et africaines. Les zones industrielles intégrées offrent un cadre d'implantation structuré.

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de droit algérien
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date de fondation
Les filières d'investissement

Onze poches d'opportunité industrielle

De la pétrochimie de spécialité aux médicaments génériques en passant par les composants automobiles, l'éventail industriel algérien combine ressources locales (énergie compétitive, matières premières), main-d'œuvre qualifiée et marché intérieur de 46 millions de consommateurs.

Substitution aux importations

Réduire la facture en devises

L'Algérie déploie depuis 2020 une stratégie volontariste de réduction des importations (médicaments, automobile, agro-alimentaire, matériaux de construction, électroménager). Cette politique, soutenue par des restrictions à l'importation, ouvre un marché captif important pour les industriels qui acceptent d'investir dans une production locale. La Loi de finances 2026 confirme cette orientation. Pour un investisseur étranger, c'est l'occasion de capturer une demande structurelle longtemps adressée par les exportateurs européens, turcs ou chinois.

Pétrochimie de spécialité

Skikda, Arzew, Hassi Messaoud : aval des hydrocarbures

Le tissu pétrochimique algérien — adossé aux pôles de Skikda, Arzew, Hassi Messaoud et Hassi R'Mel — produit des engrais (ammoniac, urée), des polymères (polyéthylène, PVC) et des résines. La stratégie 2026-2030 vise la montée en gamme vers la pétrochimie de spécialité : polymères techniques, intermédiaires pharmaceutiques, additifs, oléfines aval. C'est l'un des terrains les plus structurants pour des joint-ventures avec des chimistes européens, exploitant le différentiel de coût du gaz comme matière première.

Aluminium & métallurgie

Production primaire et transformation

L'aluminium est l'une des filières en accélération : projet de complexe d'aluminium primaire (capacité visée plusieurs centaines de milliers de tonnes/an), adossé à un mix énergétique compétitif (gaz, solaire). Les filières aval — profilés, tôles, emballage, composants mécaniques — offrent des positions d'investissement attractives. À cela s'ajoute la métallurgie longue (sidérurgie de Bellara/El Hadjar) et la production de zinc, plomb, cuivre dans le cadre du redéveloppement minier inscrit comme secteur prioritaire de la Loi 22-18.

Ciment & matériaux

Surcapacité ciment, déficit gypse et béton préfabriqué

L'Algérie est passée d'importateur net à exportateur de ciment (capacité installée > 40 Mt). Le segment porteur est désormais le ciment vert (clinker à faible empreinte carbone), la préfabrication béton (logement social, ouvrages d'art), les matériaux isolants (laine de roche, polystyrène), la céramique sanitaire et carrelage haut de gamme. Les zones industrielles de Béjaïa, M'Sila, Saïda et Tiaret accueillent les principales unités. Régime fiscal : IBS 23 % (BTP / matériaux) + abattements Loi 22-18.

Industrie pharmaceutique

Autonomie nationale : génériques, biosimilaires, biotech

L'industrie pharmaceutique algérienne couvre déjà environ 70 % de la consommation nationale en valeur et vise 80 % à horizon 2027. Les segments en plus forte croissance : génériques essentiels, biosimilaires (oncologie, diabète), vaccins, API (principes actifs pharmaceutiques). Le pôle pharmaceutique se structure autour de Sidi Abdellah (Alger), Constantine et Boumerdès. Les certifications GMP (Good Manufacturing Practice) sont un prérequis et un avantage à l'export vers l'Afrique de l'Ouest et le Moyen-Orient. Régime fiscal : IBS 19 % (manufacturing) + Loi 22-18 (secteur explicitement prioritaire).

Industries mécaniques

Automobile, agricole, ferroviaire

Les industries mécaniques bénéficient d'un nouveau cadre cahier des charges (cahier 2023) sur l'assemblage automobile exigeant un taux d'intégration locale progressif. Les wilayas de Tiaret (assemblage Fiat), Oran, Constantine (tracteurs ETRAG) accueillent les usines. Les positions stratégiques : équipementiers de rang 1 et 2 (sièges, plastiques, électroniques embarqués), matériel agricole, matériel ferroviaire (programme Alger Métro / tramways). Joint-ventures recherchées avec des équipementiers européens et turcs.

Zones industrielles intégrées

Sidi Bel Abbès, Tiaret, Bordj Bou Arreridj, Sétif, Béjaïa

Le tissu industriel algérien est désormais structuré autour de zones industrielles intégrées et de zones d'activité. Principales adresses : Sidi Bel Abbès (électronique), Bordj Bou Arreridj (électronique grand public, électroménager — « la vallée du silicium algérien »), Tiaret (mécanique, agro-alimentaire), Sétif (agro-alimentaire, plastiques), Béjaïa (agro, chimie), Skikda et Arzew (pétrochimie). Les zones offrent foncier viabilisé, raccordement énergétique et services partagés.

Chaînes de valeur

Montée en gamme et intégration africaine

L'Algérie, partie à la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) et à l'Accord d'association euro-méditerranéen, ambitionne de devenir une plateforme industrielle exportatrice vers l'Afrique de l'Ouest, le Sahel et l'Europe. Les industriels qui s'implantent en Algérie accèdent à un marché potentiel de plus d'un milliard de consommateurs sous régime préférentiel. La transsaharienne (1 200 km de Tamanrasset à Lagos) ouvre un corridor logistique sud-saharien stratégique.

Électronique & numérique

Téléviseurs, smartphones, électroménager

La région de Bordj Bou Arreridj a vu émerger une grappe industrielle électronique de premier plan (téléviseurs, smartphones, climatiseurs, électroménager). Les opérateurs locaux assemblent sous licence pour des marques internationales et exportent vers l'Afrique de l'Ouest. Les positions porteuses : composants électroniques de base, cartes mères, écrans, logiciel embarqué, data centers alignés sur le développement des services numériques publics et privés.

Partenariats public-privé

Fonds Souverain, BNA, BEA, agréments AAPI

Le financement des projets industriels structurants mobilise plusieurs acteurs : le FNI (Fonds National d'Investissement) en co-actionnariat minoritaire, les banques publiques (BNA, BEA, BADR, BDL) pour le crédit d'investissement à taux bonifié, l'AAPI pour l'agrément Loi 22-18. Pour les projets > 500 emplois et 10 Mds DA, le régime « investissements structurants » permet une prise en charge possible des aménagements et infrastructures par l'État, en plus de l'exonération IBS jusqu'à 10 ans.

Financement & structuration

Levier convention Suisse-Algérie

Pour un industriel suisse ou un investisseur structuré en Suisse, le canal Genève-Alger combine plusieurs avantages : retenue à la source réduite (5 ou 15 % sur dividendes vs 15 % standard ; 10 % sur redevances vs 30 % standard) en application de la convention Suisse-Algérie de non double imposition ; liberté de transfert du capital et des revenus garantie par la Loi 22-18 ; réinvestissement des 30 % d'avantages fiscaux possible en prise de participation dans une start-up labellisée — un mécanisme inédit pour l'écosystème industrie/innovation.

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Notre approche du secteur

Cycle industriel et discipline financière

L'industrie est un métier de cycle long : 24 à 36 mois entre l'agrément AAPI et le démarrage commercial, puis 3 à 7 ans pour atteindre la maturité opérationnelle. Notre horizon d'investissement est aligné sur ces cycles, et notre présence sur le terrain via nos sociétés algériennes raccourcit drastiquement la phase de structuration.

Sélection

Filière, ticket, intégration

Nos critères : filière éligible à la Loi 22-18 (manufacturing IBS 19 %), ticket cohérent avec le régime structurant (≥ 10 Mds DA + 500 emplois) lorsque le profil le justifie, intégration locale minimum permettant de bénéficier des restrictions à l'importation comme protection de marché. Préférence pour les positions à technologie européenne et capital tournant maîtrisé.

Structuration

SPA + partenariat opérationnel local

Schéma type : véhicule d'investissement SPA de droit algérien, agrément AAPI au titre de la Loi 22-18, partenariat avec un opérateur industriel algérien (savoir-faire RH, agréments douanes, relation autorités), pacte d'actionnaires structuré, gouvernance trimestrielle. Co-investissement éventuel avec le FNI sur les projets structurants. Canalisation des dividendes via la convention Suisse-Algérie.

Suivi

Reporting financier et conformité

Une fois l'unité industrielle opérationnelle, nous assurons un suivi rigoureux : reporting financier IFRS et droit algérien, conformité réglementaire (douanes, fiscalité, ANCA), audit qualité (ISO, GMP selon secteur), pilotage commercial (marché intérieur et export). Notre rôle d'actionnaire actif et notre présence au conseil d'administration garantissent l'alignement gouvernance-exécution.

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